08 janvier 2007

Ma passion : L’ART CAMPANAIRE

De tous temps les hommes utilisèrent divers modes de communication pour annoncer un évènement plus ou moins important.

Aussi loin que remonte le temps, les premiers humains communiquèrent à l’aide du feu par signal de fumée.

Mais dès l’antiquité, les techniques prirent un nouvel essor avec l’apparition du cuivre, un peu partout dans les villes et villages, les premiers artisans conçurent un système de communication sonore, en créant de grandes plaques arrondies d’épaisseur uniforme, qui avaient la particularité d’émettre des sons percutants plus ou moins forts, dépendant en cela de leur tailles, et de leur poids ( grave pour les plus lourdes, aigue pour les plus légères ) et plusieurs sortes de frappes évoquaient un message bien particulier (invasions ennemis, naissance, etc.

NAISSANCE DES PREMIERES CLOCHES

A partir du Moyen-âge, les nouveaux artisans eurent l’idée de créer un instrument succédant aux premières plaques de cuivre et qui avait pour avantage de résonner plus loin. En cela ils travaillèrent de minces plaques de métal, qu’ils courbèrent jusqu'à obtenir une symétrie parfaite, instrument qu’ils appelèrent CLOCHE.

Mais très vite ils s’aperçurent que ce nouveau procédé avait perdu en qualité sonore, esthétique, car ces cloches ressemblèrent plus aux clarinettes que portent les vaches à leur cou qu’aux cloches actuelles. De plus,  faute d’endroit où les installer les artisans ne pouvaient les créer que de taille modeste.

Bien plus tard avec l’essor des métiers de fondeur,la véritable cloche commença dans les monastères , où les moines fondeurs eurent l’idée de mélanger en le fondant le cuivre et le bronze, qu’ils coulèrent entre deux moules en terre cuite, ayant la forme de la future cloche.

Ce procédé avait pour avantage d’avoir une meilleur qualité de son, mais permit aussi de pouvoir créer des cloches de toutes tailles, grosse ou petite, selon les besoins et la place dans les tours clocher qui fleurissent tous comme les églises et cathédrale gothique partout en Europe. Mais bientôt une période de crise vient à s’installer un peu partout en Europe, trop d’abus financiers eurent été faits, car les riches et les puissants porté dans leurs vanités démesurée firent entreprendre des monuments importants (église, cathédrale, mairie) sans pour autant avoir les fonds nécessaires à de tel travaux, même l’argent du peuple, du clergé et des rois ne suffirent pas pour pouvoir terminer les œuvres commencées.

Car en effet les riches ou pauvres, aussi généreux furent t’ils, ne pouvaient quand même pas se ruiner, pour la construction d’édifice religieux qui leurs paraissaient inutiles puisse qu’ils avaient déjà, dans les villes et villages, leur vieille église ou cathédrale d’architecture romane. Alors les ouvriers artisans, faute de paye désertèrent les chantiers de construction.

Alors il fallait trouver d’urgence des fonds, et il fut donné l’ordre de faire fondre toute les cloches nouvelles, afin d’en faire des pièces de monnaie, mais aussi tout objet futile en cuivre et en bronze, et de créer à nouveau des cloches de qualité inférieure faites de plaque de métal comme avant. Et bien que réfractaires à se séparer de leurs nouvelle cloche au son si envoûtant, les gens comprirent que se fut un mal pour un bien, car les constructions purent reprendre, et au fil des années les commerces fleurissent un peu partout en Europe, ainsi la France devint riche, les métiers se multiplièrent, les emplois aussi. Diverses taxes furent imposées aux peuples, pour contribuer à l’essor du patrimoine Français, religieux ou autre.

C’était le temps où l’art GOTHIQUE fit son apparition, partout en France dans certains villages et certaines villes les anciens monuments de type roman sont détruits et reconstruits à la mode gothique. Quant aux cathédrales qui avaient commencé par être construites à l’art roman furent terminées au style Gothique, et pareil pour beaucoup d’églises. Et les matériaux, comme le cuivre et le bronze, sont à nouveau disponibles sur le marché, pour la plus grande joie des fondeurs de cloches, mais aussi des habitants dans les villes et communes heureux de posséder  dans leurs villages leur nouvelle cloche toute neuve et au son si beau et supérieur, que les anciennes en métal , et ils furent encore plus fiers de les installées dans le magnifique clocher de leur nouvelles église gothique, prêtes à sonner pour l’appel à la prière ou autre.

Mais un problème touchant les cloches survint encore une fois, car dans les années 1400-1500, les cloches ne sonnaient pas encore en volée et étaient fixées sur les charpentes des clochers par des rivets , qui à force d’être frappés par le sonneur à l’aide d’un grand marteau, finirent par tomber et se casser au niveau de la partie de suspension, ces cloches étaient très fragiles et posaient beaucoup de problèmes, mais n’étant pas très grande et trop lourdes , les dégâts causés par leur chutes n’étaient pas très importants. Les fondeurs et les gens étaient très embêtés car cela dura encore quelque temps.

Et bientôt il fallut repeupler à nouveau tous les clochers et trouver d’urgence une solution pour pallier tous ces problèmes coûteux.

Ce ne fut qu’à partir des années 1600-1700 que les fondeurs eurent l’ingénieuse idée de créer de nouveaux modèles de cloches, en changent notamment les techniques de fonte, car s’étant aperçut de l’extrême sonorité  de l’étain en frappant un vase à l’aide d’une cuillère, ils entreprirent de le fondre mélangé à du cuivre de bonne qualité sonore et coulèrent le métal en fusion dans un petit moule, qui devint une petite cloche de 3 kg et le résultat fut une merveille car ce nouveau procédé avait crée une cloche d’une sonorité 3 à 4 fois supérieure aux anciennes cloches en bronze. C’est là que commença la véritable cloche telle que nous la connaissons aujourd’hui.

En effet après cette merveilleuse découverte, ils créèrent des cloches de plus en plus grosses, certaines pesant plusieurs tonnes et mesurant jusqu'à 4 mètres pour 2,50 mètres de diamètre. Ces cloches sont appelées BOURDON et sont destinées aux clochers des cathédrales et pour éviter les erreurs du passé, les fondeurs inventèrent la couronne de suspension avec à sa base très fort épaississement de métal entrepris pendant la fonte, ainsi la couronne et fortement ancrée et soudée définitivement dans la partie la plus haute de la cloche. La cloche sera ensuite fixée à un joug de suspension en bois qui peut peser lui aussi quelques tonnes, tout dépend de la taille et du poids de la cloche. Le bois utilisé pour suspendre la cloche devait toujours être en chêne traité et très solide. La partie la plus haute de la couronne est insérée et fixée sous le joug de suspension à l’aide de longues barres d’acier qui passent sous la couronne et font le tour du joug en vertical, et les extrémités des barres se retrouvent au nombre de 4 à la surface du joug. Ensuite on insère 2 plaque d’acier percées de 4 trous chacune 2 en haut 2 en bas ,et les extrémités des barres s’emboîtent dans les trous des 2 plaques, jusqu’à ce que ces dernières touchent le haut du joug dans sa largeur, et en dernier sera très solidement fixé avec de très gros boulons plus une soudure. Enfin les 2 parties basses du joug gauche et droit possèdent 2 gros reposoirs en acier trempé qui vont venir s’emboîter dans 2 grosses boucles qui s’appellent glissière qui reposent et sont fixées quant à elle sur chaque partie gauche droite de la charpente où la cloche va reposer, charpente qui s’appelle BEFFROI car elle est indépendante de la charpente du clocher et sert uniquement à suspendre les cloches.

Après toutes ces opérations les fondeurs avaient eux l’idée en même temps que la couronne de créer un instrument de percussion appelé battant. Ce dernier est en acier commence par une boucle soudée et se termine en s’évasant suivi de la partie de frappe très arrondie par rapport au reste. Et sous la boule de frappe se termine en contrepoids, les fondeurs installent le battant à l’intérieur de la cloche, la boucle du battant est emprisonnée dans un cuir très épais appelé BANIERE et le cuir relié à la boucle de la cloche. Ce procédé a pour mission que le battant reste au même point de frappe de la cloche quand celle-ci se balancera ainsi le battant ne pourra pas bouger dans tous les sens.

Restera à mettre la corde pour faire sonner la ou les cloches.             

Les fondeurs se sont au fil du temps améliorés dans la forme, la puissance sonore et la mélodie de leurs cloches. Le métier prit de l’essor car il fallait repeupler la totalité des clochers français ou étrangers, églises, cathédrales, basiliques, chapelles, écoles, mairies et bateaux. La cloche restera à jamais le symbole de tous les instants de la vie et dans sa splendeur représente la voix du seigneur pour nous rappeler à l’ordre et à la communion universelle, et la grosse cloche bourdon éclatant mille tonnerres de loin appelle l’homme au repentit et la prière.

Description : les églises possède généralement 3 cloches, la grosse (le Père), la moyenne (le fils), la petite (le saint-esprit).

Parfois, faute de place l’église n’en possède qu’une ou deux.

Les clochers de cathédrale sont grands et peuvent accueillir plusieurs cloches mieux si la cathédrale possède deux clochers , qui comporte un carillon plus ou moins important , généralement une grosse cloche bourdon et parfois deux.

Chaque cloche a sa sonnerie particulière ainsi répartie :

La petite sonne l’angélus à 7h, 12h, et 19h tous les jours pour appeler le peuple à la prière, 3 tintements, 3 fois suivie d’une volée de 3 minutes.

La moyenne sonne l’appel à la messe, aux vêpres, 2 fois par semaine, la sonnerie consiste en une volée directe de 6 minutes, elle peut aussi sonner les heures.

La grosse quant à elle est utilisée pour sonner le glas le nombre de coups portés correspond à l’age de la personne décédée suivi d’une volée de 3 mn, elle sonne aussi pour les offices religieux importants, elle aussi peut sonner les heures. Elles peuvent sonner toutes en même temps pour les mariages et baptêmes, pour les jours de fête aussi.

Toutes les cloches ont une tonalité différente aigue pour les petites, grave et lourd pour les grosses, et entre les deux pour les moyennes, à savoir que plus la cloche est grosse et très lourde plus elle porte très loin niveau son.

LES CLOCHES MONUMENTALES

La plus grosse cloche de France s’appelle la Savoyarde c’est un bourdon de 18 tonnes, elle est installée dans le grand clocher de la basilique de Montmartre à PARIS .

Vient ensuite le bourdon de Notre Dame de Paris qui s’appelle Emmanuel Ludovic , qui pèse 13 tonnes et son battant 500 kg. Il se trouve dans la tour sud.

En RUSSIE se trouve la « reine » des cloches, c’est un énorme bourdon de 200 tonnes, mais étant fêlé il ne peux plus sonner.

Et en 1999 la fonderie PACCARD a fondu un énorme bourdon de 33 tonnes, pour les Etats-Unis qui a sonné les 12 coups de minuit pour le passage à l’an 2000. Elle est installée dans une tour spéciale, c’est la plus grosse cloche de volée c'est-à-dire qui se balance, et elle peux s’entendre à 30 kilomètres à la ronde.

L’art campanaire comme on le voit est toujours sollicité.

A l’époque les cloches de volée étaient sonnées à l’aide de cordes, maintenant une chaîne reliée à un moteur se charge de faire balancer la suspension entraînant la cloche avec .

Si vous voulez plus d’information sur les cloches, tapez www.arpac–douai.com

Ou cloche bourdon depuis un moteur de recherche (ex : google) et tapez la ville que vous voulez exemple Bordeaux.

CASIMODO            

Posté par gretabayeux à 11:16 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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